Cette semaine j'ai analysé les données sur les prêts chinois aux pays africains. Il s'agit d'une base de données de Global Development Policy Center (Univerté de Boston).
Les données se fondent sur les accords de prêt signés entre, d'une part, des institutions financières de développement chinoises, des banques commerciales, des organismes publics et des entreprises, et, d'autre part, des gouvernements africains, des entreprises publiques et des institutions multilatérales régionales.
Voici quelques visualisations qui racontent comment la Chine investit sur le continent.
Des investissements en baisse
De façon générale, les prêts chinois aux pays africain connaissent une baisse. Selon la base de données de Global Development Policy Center (Univerté de Boston), les engagements de prêt entre la Chine et les pays africains s'élèvent à 2,1 milliards de dollars en 2024. Cela, après avoir atteint près de 29 milliards de dollars en 2016.
En Afrique, les prêts chinois financent principalement le secteur de l'énergie et celui des transport. En 2016, les prêts chinois avoisinent les 30 milliards de dollars US.
La plus grosse part de ces financements sont allés au secteur de l'énergie et surtout à l'Angola. Cette année là, l'Angola à lui seul a contracté 8 accords de prêts pour financer son secteur énergétique, dont un prêt de 10 milliards US auprès de China Development Bank pour soutenir la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale angolaise, alors en difficulté financière.
A l'échelle du continent, l'Angola a le montant le plus élevé d'engagements de prêts. En Afrique de l'Ouest où les prêts chinois financent principalement les secteurs du transport et de l'énergie, c'est le Nigéria qui a les engagements de prêts les plus importants.
Le montant total des conventions de prêts entre le Nigeria et la Chine s'élève à près de 9 milliards de dollars US et sont essentiellement destinées au secteur des transports.



